Femme à barbe, homme-chien cyclope, hydre, siamois, hydrocéphale, géantE… Venez voir nos monstres et curiosités humaines ! Entrez voir l’enfant sans os ou la tortue humaine ! Ou peut-être pensez-vous pouvoir prendre place sur l’estrade…
C’est une évidence de dire que nous vivons une époque où l’apparence occupe une place importante dans nos vies. Il faut être conforme, originalE, mais dans tous les cas, esthétiquement agréables à regarder. Enfin, c’est mieux. Pour avoir des amours, un travail, être payéE correctement, être traitéE correctement…
Des solutions nous sont offertes aujourd’hui pour maîtriser, éviter, soigner la monstruosité humaine et pourtant… Qui sont les monstres d’aujourd’hui ? Si une personne (ou plusieurs) décidai(en)t d’exposer quelques spécimens dans des baraques pour gagner de l’argent, animer le samedi soir des « autres »… qui serait dans les baraques ? Qui paierait pour y entrer ?
Femme à barbe, homme-chien, cyclope, hydre, siamois, hydrocéphale, géantE… Qui seraient ces monstres ?
Et que seraient-ils ? Des erreurs de la nature, des êtres d’exception, le résultat d’une relation zoophile ou les conséquences d’un cauchemar de femme enceinte ? La résurgence de la bête dans l’humain ? Seraient-ils/elles des menaces ou des fardeaux ?
Trop de bras, pas de jambes, pas assez grands, trop de poils, trop de chair, pas assez de peau… déséquilibres vivants, les monstres sont ce que les « autres » ne veulent pas être, car du déséquilibre au désordre, il n’y a qu’un pas, que sans jambes, on peut tout de même faire.

Sur ce principe d’une foire aux monstres, vous êtes donc invitéEs à proposer une nouvelle sur ce thème, mais attention ! Vous faites partie d’une troupe qui donne un spectacle, il y a donc des règles et une mise en scène :

Dans chaque nouvelle, un numéro (simple exhibition ou démonstration des capacités) doit avoir lieu. Le personnage du monstre doit se trouver dans la baraque de la foire à un moment de l’histoire. Il peut s’agir d’un souvenir, d’une vision de l’avenir ou d’un événement présent, qu’importe, tant que le texte présente, d’une manière ou d’une autre, le numéro du monstre.
Chaque lectrice/lecteur, en tournant les pages, entrera dans chaque baraque et découvrira chaque fois un texte.
Pour le reste, longueur de la nouvelle, contexte historique, aucune consigne n’est imposée.
Si vous choisissez de parler de plusieurs monstres, il faut qu’ils/elles présentent des caractéristiques leur permettant d’être associéEs dans un seul numéro (pour les besoins de la mise en scène, toujours).

Les nouvelles retenues figureront ensuite dans un recueil illustré.

La (nouvelle) date limite de rendu des textes
est fixée au 31 juillet 2012.

Envoyez vos nouvelles à petroleuseonline@gmail.com

Venez toutes et tous à la foire aux monstres !
Spectatrices, spectateurs, monstres ou bateleurs,
narratrices ou narrateurs, rejoignez la « monstrueuse parade » !

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